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[Interview] Des formations qui viennent en aide aux futurs papas !

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Bonne nouvelle : les futurs papas peuvent désormais se préparer à l’arrivée de leur bébé grâce à des formations !

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un sujet de plus en plus abordé sur internet : la paternité ! En effet, de plus en plus de pères souhaitent s’investir et être présents dans les premiers mois de leur bébé, mais ne savent pas toujours comment s’y prendre. C’est alors qu’intervient Yves LECOINTE, formateur pour « L’Atelier du futur papa » dans la région Normandie et Haut de France. Il aide les jeunes papas à trouver leur marque dans ce tout nouveau rôle. Les gestes du quotidien, la prévention du risque et l’éducation positive font partie des thèmes abordés durant ces formations. Et au-delà d’aider les pères, elles ont aussi pour but d’aider les mères en les déchargeant de la charge mentale qu’elles peuvent subir à la naissance du bébé.

Dans cet article, Yves Lecointe revient sur son parcours et sur les « Ateliers du futur papa » qu’il anime régulièrement.

 

« Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

Je m’appelle Yves LECOINTE, j’ai 34 ans et je suis éducateur au sein d’un Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique (ITEP) depuis plus de 10 ans. J’ai en responsabilité des enfants jusqu’à l’âge de 20 ans. Ils ont pour point commun d’avoir des troubles du comportements. Ils sont souvent déscolarisés et sont suivis pour leur donner de nouvelles clés pour reprendre le chemin de la société dite « classique ». J’aime à dire que ce sont des enfants comme tous les autres avec une expression et une gestion de leurs émotions bien plus difficile.  En parallèle, mais finalement très lié à mon activité d’éducateur, je forme des professionnels éducatifs et hospitaliers travaillant dans différents domaines. Du foyer éducatif au maison de retraite en passant par la pédopsychiatrie et les services des Urgences sur la thématique : « Prévention et gestion du conflit. » Plus de 500 professionnels depuis 2015.

En dehors de ce chemin professionnel, j’ai eu deux enfants, un garçon (4 mois) et une fille (3.5 ans) mais aussi le cadeau, du fait d’une formidable rencontre, d’avoir deux autres enfants (9 ans et 12 ans) où je peux tenir le rôle de beau-père.

Suite à ma propre paternité et conscient des enjeux liés à la petite enfance pour le reste de la vie d’un être humain, j’ai eu à cœur de proposer une action de prévention. Ce qui permet aux futurs pères de pouvoir, comme moi, maitriser les sujets et actions importants autour de bébé et de l’enfant. Pour cela, j’ai mis en place « L’ATELIER DU FUTUR PAPA », un concept existant et ayant fait ses preuves à Paris depuis 2014 par Gilles Vaquier de Labaume, auteur de « Nouveaux papas, les clés de l’éducation positive. »

Je propose mes actions en Normandie et Hauts de France, à CAEN, AMIENS, LILLE et ROUEN. Une proposition qui est aussi faite à PARIS, LYON, BORDEAUX et LA REUNION par d’autres intervenants.

 

Pouvez-vous nous expliquer le concept des Ateliers du futur papa et comment l’idée vous est-elle venue ?

Il s’agit d’offrir la possibilité aux futurs et jeunes pères de se préparer à l’arrivée de leur bébé sur trois grandes thématiques le vendredi soir ou le samedi :

EDUCATION POSITIVE => afin de gagner en compréhension du fonctionnement propre à l’enfant et ensuite être efficace dans sa relation, ce qui sera facteur d’épanouissement fort pour le futur adolescent et futur adulte que nous formons. L’avantage est très important pour l’ensemble de la famille car avoir des clés pour gérer et favoriser l’épanouissement de son enfant, c’est s’assurer que l’ensemble de la famille se sente bien.

PREVENTION DES RISQUES => il y a, au quotidien, 2000 accidents de la vie courante pour des enfants âgés entre 0 et 5 ans. L’accent est mis, aussi, sur la prévention de la mort subite du nourrisson ainsi que sur le syndrome du bébé secoué. Un travail de prises de consciences est réalisé, des conseils et des astuces sont donnés pour protéger ses enfants.

GESTES DU QUOTIDIEN => afin que le futur père soit à l’aise et informé des techniques qui faciliteront véritablement son quotidien auprès de son bébé. Sur des poupons, nous travaillons le bain, l’hygiène corporel, l’habillement, le change, l’alimentation, l’emmaillotage et le portage.  Je donne aussi des clés concrètes de compréhension et de gestion des pleurs du bébé, notamment ceux concernant les coliques.

Durant ces ateliers, le couple, la sexualité du couple, la posture parentale sont aussi abordés. Le futur père a donc un moment à lui, pour lui, durant cette aventure, principalement orientée vers la maman. Les pères doivent alors repartir en étant rassurés et compétents pour leur enfant mais aussi en sachant encore davantage prendre soin de leur femme. Les futures mamans, lorsqu’elles envoient leurs maris en formation, se font un cadeau à elle-même.

J’ai eu envie de m’investir sur cette proposition, pour trois principales raisons.

Maitriser les jeux de la relation affective et éducative avec son enfant c’est être bouleversé par le bonheur de la paternité. Davantage de jeux, de bonheur que de tension. Naturellement pouvoir partager cela à travers l’éducation positive était pour moi primordial. Lorsque nous maitrisons la gestion de toutes les crises du quotidien et même pour certaines leurs disparitions parce que nous savons ce qui se joue dans ces moments, nous avons envie que tout le monde ait les mêmes informations. Les enjeux sont grands et je rencontre des enfants qui n’ont pas forcément eu les bonnes réponses et qui, donc, ne savent gérer aucune de leur crise. Si je peux donc agir en prévention, j’en suis ravi.

La grossesse est très médicalisée, tout naturellement, le futur papa qui va bien, n’a aucune place dans ce processus. La quasi-totalité des propositions faites, le sont pour la future maman dans des horaires qui ne peuvent correspondre qu’aux futures mamans. Les maternités font évoluer leurs propositions afin d’accueillir davantage de père durant les cours de préparation à l’accouchement mais c’est loin d’être le cas partout. Il s’agissait donc de faire une proposition pour les futurs pères tout autant concernés par ce qui se passe sous leurs yeux.  Mais au-delà de la grossesse, le plus difficile, quand tout s’est bien déroulé, c’est au final quand vous êtes seul à la maison avec votre enfant. Par conséquent donner des informations et des outils postnatals aux parents devient une bénédiction.

 

Le dernier point qui m’a le plus perturbé en tant que parent, ce sont les informations qui ne rassurent aucunement, c’est-à-dire le plus souvent contradictoires. Cela a lieu pendant la grossesse, à la maternité entre les professionnels et au-delà. Le besoin d’informations justes et uniformes est primordial pour le jeune parent, malheureusement c’est souvent le contraire. Je parle des professionnels car c’est le plus perturbant mais le travail de perturbation parentale est aussi réalisé et cela à encore plus d’impact par tous ceux que nous croisons. Notre mère, la belle-mère, la grand-mère, la voisine, l’assistante maternelle… Parfois une partie a raison mais parfois aucune, comment se repérer ? Durant la formation, les conseils et propositions sont critiqués et le futur papa pour certains sujets pourra faire un choix mais en conscience des avantages et inconvénients mais pour d’autres sujets, pourra définitivement les rayer de ces possibilités d’actions.

 

Pensez-vous que le rôle/l’importance du père a évolué ces dernières années ?

Ce qui a massivement changé c’est l’envie du père d’être présent auprès de ses enfants, est ce que son rôle a changé ? c’est autre chose.

Nous sommes dans une phase intermédiaire, c’est en bon chemin, les pères ont cette envie donc c’est très positif, c’est moteur de changement. Mais globalement les pères tâtonnent. Ils n’ont pas eu les repères favorisant leur investissement. Les mères n’ont pas, non plus, de repères clairs pour aider le père. Se construit, ce que j’appelle le nouvel ordre parental.

Il faut bien imaginer qu’il y a 50 ans les pères n’avaient pas leur place en salle d’accouchement, aujourd’hui les futurs pères viennent se former pour être opérationnels et avoir des clés pour favoriser l’épanouissement familial. Le message est totalement positif.

Je suis naturellement favorable à un meilleur équilibre, nos enfants auront naturellement plus de facilité à être des parents investis.

 

Quelles sont pour vous les difficultés rencontrées en tant que père ? 

Le système en lui-même mérite d’évoluer pour favoriser notre place, le congé paternité de seulement 11 jours est un élément freinant notre investissement. Il faudrait bien plus, surtout lorsque l’on sait grâce aux neurosciences affectives et sociales que les premières années de l’enfant sont d’une importance capitale pour tout le reste de sa vie. Tout continue de se reposer sur la mère, c’est bien elle qui à la charge mentale du quotidien, nous sommes loin de l’équilibre. Plus de présence, accentuerai notre investissement mental dans la gestion du quotidien.

L’autre difficulté, c’est nous-même ! Ce que nous avons reçu dans notre tendre enfance, de l’amour ou du stress ? Beaucoup de stress dans notre enfance rendra naturellement très difficile notre parcours de père. Lorsque nous avons la responsabilité d’un enfant, le stress nous inonde et si nous n’avons pas appris à le gérer dans la petite enfance, nous saurons difficilement gérer celui que notre enfant créera jour après jour. Nos réponses seront donc loin d’être ce que nous avions programmé.

 

Quels sont le(s) objet(s) qui ont sauvé votre quotidien lorsque vous avez eu des enfants ?

3 objets :

Le transat Babybjorn car l’enfant peut être actif, il peut lui-même faire balancer le siège, donc très bon pour la construction de son tonus musculaire, et pour moi parent car je pouvais avoir mon enfant sous les yeux lors de mes douches matinales. Objet à limiter dans son utilisation évidemment.

L’écharpe de portage et le porte bébé pour l’ensemble de mes déplacements, excellent pour la construction psychique de mon enfant. Mes enfants adorent y dormir mais surtout je pouvais continuer à vivre et m’occuper. J’ai souvent passé l’aspirateur avec ma fille ou mon fils en porte bébé.

Le lit cododo next to me car je peux avoir mon fils près de nous pour qu’il puisse se nourrir la nuit auprès de ma femme mais aussi pour qu’il soit le plus possible en sécurité technique et affective. »

Si vous souhaitez plus de détails, n’hésitez pas à contacter Yves Lecointe sur Facebook, Instagram, au téléphone (0663670804) et sur leur site www.atelierdufuturpapa.com.

 

 

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